mercredi 29 août 2007

Les Piliers de la Terre


LES
PILERS
DE LA
TERRE





wow wow wow

2 semaines d'aventure, des nuits entières à la lueur d'une lampe de chevet, 1050 pages...


Si pour les derniers bouquins je montrais un enthousiasme assez prononçé, voici la folie des Piliers de la Terre...quelle formule explosive Ken Follett a-t-il découvert pour donner à ses lecteurs une telle soif de mots ?


Une trame historique, l'Angleterre du 12eme siècle, les famines et la guerre.
Des personnages cruels, vils et malins, mais aussi d'autres courageux, croyants et simples.
Des rebondissements, des voyages, des meutres, des viols, des mariages, des joies, du sang, des trahisons, l'honneur de la famille....ah une fois commencé il est impossible de s'arrêter ce roman qui compte l'histoire de plusieurs générations de bâtisseurs de cathédrales..





Apparement l'auteur Ken Follett, maître du roman d'espionnage s'est laissé tenter par le côté historique et a réalisé un important travail d'historien pour écrire ses pages. On remarque dans sa manière d'écrire sa maîtrise du suspense et des rebondissements.





Est-ce que vous connaissez le bonheur que procure un bon bouquin, quand il est telleeeement bon qu'on se refuse à éteindre la lumière de sa chambre alors qu'on s'était promis de se coucher avant minuit et que les yeux tombent de sommeil...qu'on est capable de se réjouir interieurement à l'annonce d'un retard, ou d'un trajet de trois heures en train, parce qu'on sait que personne ne viendra nous interrompre dans la lecture ?





J'ai beaucoup pensé à ce roman, il est même venu plusieurs fois déranger mes rêves au cours des dernières semaines. Je ne peux que vous le conseiller....de tout mon coeur !


C'est la première fois que j'envisage de relire un bouquin... :)


D'autres n'aimeront peut-être pas le manichéisme du bouquin, et la personnalité des personnages qui selon certains n'évolue pas au fil du roman...pourtant moi ça ne m'a pas empêché de dévorer les pages. A essayer!

dimanche 19 août 2007

Désert


Désert de Jean-Marie Gustave Le Clézio

« La toute jeune Lalla a pour ancêtres les « hommes
bleus « , guerriers du désert saharien. Elle vit dans un bidonville,
mais ne peut les oublier. La puissance de la nature et des légendes, son amour pour le Hartani, un jeune berger muet, une évasion manquée vers
« leur » désert, l’exil à Marseille, tout cela ne peut que durcir son
âme lumineuse. Lalla a beau travailler dans un hôtel de passe, être enceinte,
devenir une cover-girl célèbre, rien n’éteint sa foi religieuse et sa passion du
désert. »

J’ai lu ce roman cet été sur la plage en ayant le temps pour ressentir ce livre. C’est de cela qu’il s’agit dans ce roman : le ressenti. Tout tourne autour de ce qu’aime Lalla : la mer, les promenades dans les dunes autour du bidonville où elle habite, le feux , les histoires de Naman, son ami pêcheur.
Ce n’est pas un roman avec beaucoup d’actions, ni de suspens, mais plutôt une descriptions des liens que Lalla établit entre elle et le désert, alors qu’elle n’y habite plus depuis toute petite. On y trouve donc beaucoup de descriptions sur la nature qui l’entoure, sur les sensations qu’elle cherche en se couchant dans le sable, en se levant très tôt, en se baignant dans la mer, en regardant le feu, les insectes.C’est pour cela qu’il faut avoir le temps et le tranquillité pour se plonger dans l’histoire de cette fille déracinée du désert, pour pouvoir se laisser à son instinct, mettre de côté la rationalité occidentale et ressentir chaque mot.

En parallèle de l’histoire de Lalla on suit aussi le voyage de Nour, jeune touareg qui fuit avec plusieurs tribus l’invasion du désert par les puissances coloniales au début du 20ème siècle. Là aussi on découvre la foi, le désespoir, la force et surtout l’importance de l’instinct dans les marches des touaregs à travers le désert.



« Le vent n’attend pas. Il fait ce qu’il veut, et Lalla est heureuse
quand il est là, même s’il brûle ses yeux et ses oreilles, même s’il jette des
poignées de sable à sa figure. Elle pense à lui souvent , et à la mer
aussi, quand elle est dans la maison obscure, à la Cité, et que l’air est si
lourd et sent si fort ; elle pense au vent, qui est grand, transparent, qui
bondit sans cesse au-dessus de la mer, qui franchit en un instant le désert,
jusqu’aux forêts de cèdres, et qui danse là-bas, au pied des montagnes, au
milieu des oiseaux et des fleurs. »



Jean-Marie Gustave Le Clézio est né à Nice le 13 avril 1940. Issu d'une famille bretonne, britannique et mauricienne, Jean-Marie Gustave Le Clézio garde de ses origines un goût prononcé pour l'errance. Licencié ès Lettres, il publie son premier roman "Le procès-verbal" à l'âge de vingt-trois ans: le livre est aussitôt récompensé du prix Renaudot. Il récidive dans cette voie et, en 1980, le prix Paul Morand lui est décerné pour l'ensemble de son oeuvre. C'est l'année même de la sortie de "Désert", épopée sublime d'une jeune descendante de touaregs, toujours considérée comme son chef-d'oeuvre. Le Clézio a en outre consacré des essais à plusieurs civilisations nomades menacées de disparaître, et avec lesquelles il a parfois partagé son existence (Indiens de Panama, Berbères du Maroc...). Son talent de conteur et son style lumineux hissent cet auteur au rang des figures les plus importantes du paysage littéraire français.

mardi 14 août 2007

Stein und Flöte...

... und das ist noch lange nicht alles

Jetzt hab ich das Buch angesprochen, jetzt muss ich auch darüber schreiben.
Lauscher wohnt in einer Märchenwelt. Er ist der Sohn eines großen Häuptlings, des großen Brüllers; nur ist er ihm völlig verschieden. Lauscher ist ruhig, und ganz bestimmt nicht dafür gemacht, in die Fußstapfen seines Vaters zu treten. Er passt nicht in diese Welt; er ist ein Antiheld Eines Tages wird ihm von einem sterbenden Beutereiter ein Stein geschenkt, der in allen Farben schillert. Der Stein verspricht ihm etwas, und Lauscher will sich auf machen, es zu suchen. Der Beutereiter gibt ihm ein Gedicht mit auf den Weg: "Suche den Schimmer, suche den Glanz! Du findest es nimmer, findest du es nicht ganz!" Also sucht Lauscher. Er trifft zuerst seinen Großvater, einen Zauberflöter und lernt von ihm so die Flöte spielen, dass er damit die Gefühle der Menschen beeinflussen kann. Lauscher reist, begegnet viele Menschen, erlebt viele Dinge, immer auf der Suche. Er findet verschiedene Mädchen, bei jedem von ihnen glaubt er, den Widerschein seines Steines in ihren Augen zu sehen. Er bleibt, baut sich ein Leben und kommt jedes Mal zu dem Schluss: das war noch lange nicht alles, er hat noch lange nicht begriffen. Lauscher muss den Dingen auf den Grund gehen, muss sich in jeden Menschen hinein versetzen, er wird sogar für Jahrzehnte in einen Stein verwandelt, um zu verstehen, wie der sich fühlt.

Für mich ist Stein und Flöte eines der wichtigsten Bücher überhaupt. Es handelt von der Suche nach einem Sinn und davon, dass man sich nie auf dem ausruhen kann, was man erreicht hat. Denn es gibt immer noch mehr, noch wundervolleres zu entdecken. Das Buch gibt Hoffnung, dass sich irgendwann alles in einander fügt. Dass auch die Umwege, die man macht zur Suche gehören. Es ist eine Erinnerung daran, dass keine Wahrheit alles sein kann, sondern nur eine Etappe zur nächsten Wahrheit. Und dass das, worauf es ankommt sich nur in anderen Menschen findet, im Hinein versetzen und darauf, ihnen zu helfen. Dazu kommt, dass es im Buch von kleinen Geschichten nur so wimmelt. Jede Begegnung, die Lauscher macht, ist mit einer eigenen kleinen Weisheit verbunden und viele der eingebetteten Geschichten sind von sich aus schon einfach nur schön. Ein Philippe-Buch eben.

Hans Bemmann ist 1922 geboren und studierte zuerst Medizin. Im Krieg wurde er nach Russland versetzt, danach wechselte er zu Germanistik und Musikwissenschaften. Er war Bibliothekar und später Lehrer an verschiedenen Hochschulen. Stein und Flöte ist sein bekanntestes Werk, die meisten anderen seiner Werke sind ebenfalls eher in der Fantasy-Literatur angeordnet.

mercredi 8 août 2007

Mal de pierres


Mal de pierres








Au centre, l'héroïne : jeune Sarde étrange "aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses". Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie... A l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une touche d'une extraordinaire finesse : le mari, épousé par raison pendant la Seconde Guerre, sensuel taciturne à jamais mal connu; le Rescapé, brève rencontre sur le Continent, à l'empreinte indélébile; le fils, inespéré, et futur pianiste; enfin, la petite-fille, narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il...

"Abasourdi. Ravi d'être piégée par tant de finesse, de prise risques, de liberté" Martine Laval Télérama

"Etrange et fascinant" Olivia de Lamberterie, Elle

"Un diamant venu de Sardaigne" André Rollin, Le Canard Enchaîné

"Une magistrale métaphore de l'emprise si particulière que l'imaginaire a sur le réel" Astrid de Larminat, Le Figaro littéraire

"Un beau récit tout empreint de mystère et de passion (...) un style sobre et poétique, concentré, sans ornemment, semblable aux murs de granit des maisons sardes" Raphaëlle Rérolle, Le Monde

Et quant à moi, je dirai juste que ça se lit comme du jus de goyave se boit, et pour Marine, ça veut dire quelque chose...comme une brise d'été le soir après une journée de chaleur. Juste les bribes d'une vie, un instant, comme si on rentrait dans ce monde, en
Sardaigne l'espace d'un moment.. Très beau roman, très vite lu, trop vite lu..quoique c'est peut-être ce qui fait son charme...à lire cet été..


Milena Agus (née à Gênes d'une famille sarde) est un auteur italien contemporain. Elle enseigne l'italien et l'histoire à Cagliari dans un institut technique. Son premier roman, Mentre dorme il pescecane (Tandis que dort le requin) est paru aux éditions Nottetempo en 2005 a été rapidement retiré mais c'est son roman Mal de pierres (Mal di pietre, 2006) l'a révélée, notamment en France. Il est déjà traduit en cinq langues. De nombreuses citations du roman sont en sarde.

mardi 7 août 2007

L'Alchimiste (Paulo Cohelo)


Quand Jeff, mon coloc, m'a donné ce livre, j'ai pensé à des gargouillements et les sifflements, des formules et de la mystique un peu comme dans "La pendule de Foucault" de Eco.... Mais non, l'histoire commence avec un garçon qui est berger, parce que c'était son rêve de voyager. Il aurait pu être autre chose et gagner plus d'argent, mais cela ne l'aurait pas permis à voyager.
Un jour il fait un rève d'un trésor caché près des Pyramides en Egypte. Il ne sait ni ce que sont les Pyramides, ni où se trouve l'Egypte, mais sur le conseil d'une vielle gitane et d'un roi qu'il rencontre sur le chemin, il y va quand même.....
Le livre est l'histoire de son voyage, à la fois extérieur et intérier. C'est écrit de manière simple, mais c'est justement ça qui le rend contraignant. C'est un rappel que ce qui compte dans la vie, c'est de pas abandonner ses rèves -- même s'ils semblent irréaliste ; même s'ils sont tout simple... Et que la façon de travailler pour la réalisation de son rève est au moins aussi important que le rève lui-même.... Le chemin est le but, en gros. C'est ça, l'alchimie pour Paulo Cohelo.

Moi, ça m'a beaucoup plu justement parce qu'il est écrit de manière simple (c'est ce qu'il faut quand on lit dans les 20 minutes avant et après le boulot dans le métro...) mais aussi parce que je m'identifie avec cette pensée de la recherche et d'un but (ou un destin, si on veut) qui est là pour chacun de nous, à portée de main.... Ca m'a beaucoup rapellé un de mes livres préférés, "Stein und Flöte" de Hans Bemmann. Ca peut sembler un peu trop "infantil" à certains, mais des fois, mais moi, j'aime. En même temps c'est aussi l'histoire de l'auteur même. Ses parents voulaient qu'il devienne ingénieur, alors qu'il voulait être écrivain des le départ. Donc ses parents l'ont mis dans une clinique psychatrique trois fois, d'où il est sorti plus destabilisé qu'avant. Après, il s'est engagé dans l'opposition sous la dictature militaire au Brésil -- "L'Alchimiste" peut être un livre léger, mais Paulo Cohelo ne l'est sûrement pas.

lundi 6 août 2007

A veinte años, Luz





Luz ou le temps Sauvage









Argentine, 1976

La dictature qui se déroule dans la pays bat son plein, les militaires au pouvoir font preuve de leur violence et les disparitions, les emprisonnements deviennent monnaie courante. Une Histoire qui se répète pourtant dans tellement de pays d'Amérique Latine. C'est dans ce contexte tourmenté que vient au monde Luz.
20 ans plus tard, Luz devenue elle-même maman entreprend des recherches sur son passé afin d'éclaircir les doutes et les peurs qui l'habitent depuis son enfance. Elle commence alors une longue route qui la conduira à prendre conscience du drame que vécut l'Argentine pendant ces années et longtemps après..



Ce livre nous raconte l'histoire personnelle d'une jeune fille à la recherche de son identité, d'un passé qu'on lui a volé, et nous dévoile ainsi l'Histoire de l'Argentine. La manière qu'a l'auteur de mélanger les récits, les expériences et les vies est très réussie même si parfois on s'y perdrait presque. Elle mêle présent et passé, regards intérieurs et extérieurs avec art...
On s'attache à plusieurs personnages, chacun avec leur histoire personnelle, leurs doutes, leurs secrets, leurs faiblesses et mêmes leurs bassesses.
Tenue en haleine pendant tout le long, j'ai vécu quelques jours au rythme du roman, ne pouvant plus m'arrêter le soir à la lumière de la lampe de nuit..Je me suis attachée à Luz, et j'ai ressenti en même temps qu'elle joies et révoltes..
J'aime énormément ce genre de roman, qui nous raconte des histoires personnelles sur fond historique, aborder l'Histoire d'une autre manière que dans les manuels scolaires, avec des émotions et regards subjectifs, et non d'une manière froide et neutre.
Je pense qu'il me faut encore du temps pour digérer ce roman et cette histoire, à laquelle je pense bien souvent, à voir..afin d'être un peu plus critique...!


Elsa Osorio est née à Buenos Aires en 1953. Elle réside actuellement
à Madrid où elle enseigne l'écriture et la communication. Elle a écrit des scénarios pour le cinéma et la télévision. Elle a obtenu plusieurs prix dont le Prix National de Littérature, ainsi que le Prix du Journalisme d'Humour. "Luz ou le temps sauvage" a été primé par Amnesty international en 2001).







Partager des livres

Voici un blog qui pourrait nous servir, afin de partager des livres.. Prendre le temps d'ouvrir un livre, un roman, de se laisser entraîner par les mots et d'oublier pour quelques heures son petit quotidien pour se plonger dans une autre histoire, dans d'autres vies. C'est une chose que l'on ne fait que trop rarement dans nos vies d'étudiants, submergés par les dissert', les Hausarbeiten ou les journaux à lire..
Pourtant c'est incroyable la force que peuvent avoir les mots, c'est incroyable les sentiments et les émotions qu'ils peuvent réveiller en chaque personne. Ils sont les seuls à pouvoir nous emmener dans des mondes imaginaires et extradordinaires, des mondes uniques formés par notre imagination, guidée par les mots des auteurs.
C'est une richesse que de pouvoir lire, et de surcroît de bons livres...

J'ai pensé qu'on l'on pourait tout simplement utiliser ce blog pour partager cette richesse, pour se donner des idées de lecture et débattre sur des livres qui nous ont marqué..
Laissez libre cours à votre imagination débordante....